Un documentaire à ne pas manquer le 24 septembre à 20h50 sur France 5

France 5 diffuse le 24 septembre un documentaire intitulé : « ADN, la quête des origines ». Plusieurs portraits ont été réalisés, notamment le mien. En fait, l’équipe de France 5 m’a accompagné sur les lieux importants de ma vie : Châteauroux, Colombes et le Texas où mon père est né en 1946.

Extrait du documentaire « ADN, la quête des origines », réalisé par Gabrielle Dréan et Stéphane Jobert

Comment la quête de mes origines via l’ADN m’a mené dans Le monde en face

J’ai rencontré l’auteure du documentaire, Gabrielle Dréan, pour la première fois en mai 2018. Nous avons déjeuné et évoqué mon histoire, ma quête : vingt huit années passées à chercher mon père, John W. Nelson. Deux ans auparavant, je l’avais enfin retrouvé grâce à un test ADN. Mon interlocutrice était très intéressée voire fascinée par cette histoire incroyable. Par conséquent, elle m’a demandé si j’accepterais de la raconter dans le cadre de l’émission Le Monde en Face sur
France 5. J’ai répondu oui.

Dix jours de tournage

Gabrielle m’a demandé si elle et son collègue Stéphane Jobert pouvaient tourner des séquences relatant mon parcours. Je lui ai proposé trois endroits clés. D’abord, Châteauroux où je suis né. Puis, Colombes où j’ai grandi et le Texas où vit une grande partie de ma famille paternelle. En effet, c’est ce que l’ADN m’a appris fin 2016. Au total, j’ai passé dix jours avec cette équipe humaine et professionnelle. À vrai dire, je n’oublierai jamais la bonne humeur, le sourire et l’enthousiasme de Gabrielle, le flegme et la patience de Stéphane.

Une famille réunie grâce l'ADN et à la quête des origines, au Texas en octobre 2018.
Photo de famille prise pendant le tournage de ADN : la quête des origines, à Buchanam Dam, Texas en octobre 2018. © Stéphane Jobert

Marcher sur les traces de mon père

A Châteauroux, pour la première fois, j’ai visité la base militaire où mon père a passé treize mois. En réalité, marcher sur ses traces a constitué un bonheur extraordinaire. Pour la première fois également, j’ai pu évoluer sur le site de l’Aéroport de Châteauroux-Déols. Mon père y préparait les pistes pour les avions qui ne cessaient de décoller et d’atterrir à l’époque. Quelle émotion, j’en avais la gorge serrée. A cinquante ans d’intervalle, je me trouvais là où il était.

L’ADN m’a permis de découvrir les origines texanes de mon père

Puis, à Colombes, je suis revenu vers le petit garçon que j’ai été. En ce temps-là, mes copains se moquaient de moi quand je leur disais le nom de mon père : John Wayne Nelson ! « Un cowboy ton père ? Tu crois encore au père noël ! ». En fait, j’ai vécu dans cette banlieue du nord-ouest parisien jusqu’en 1987, loin d’imaginer qu’un jour, c’est bien vers le pays des cowboys que j’irai. Finalement, grâce à ce test ADN, tout a changé.

Extrait du documentaire « ADN, la quête des origines » sur France 5 le 24 septembre à 20h50.

L’ADN a parlé : « Welcome home cousin »

Finalement, on ne pouvait pas faire un documentaire sur ma vie sans aller au Texas. Mon père y repose et ma famille m’a bien accueilli et accepté. L’ADN a parlé, je suis un Nelson, aucun doute possible. Alors, Gabrielle et Stéphane m’ont accompagné un peu partout : à Austin, San Antonio puis dans ce Texas rural où John Wayne Nelson (1946-1967) a usé ses fonds de culottes. Je me souviens de cette cousinade en présence de l’équipe de télévision. Je me rappelle cette bouffée d’émotion qui m’a envahi lorsque j’ai entendu cent-cinquante-sept cousins me souhaiter : « Bienvenue à la maison John » !

Près de 2000 cousins ont testé leur ADN

Ce jour-là, j’ai reçu une énorme dose d’affection et d’amour. J’ai pensé à cet échantillon de salive qui m’avait permis de savoir qui était mon père et de connaître ma famille texane. En réalité, j’ai encore tant de cousins et cousines à rencontrer. Si je devais connaître ceux qui sont un peu éloignés (plus de quarante-trois mille aux Etats-Unis et au Canada), il me faudrait plus d’une vie. Enfin, si je devais me contenter de mes cousins et cousines les plus proches (près de deux mille testés), je devrais pratiquement m’installer aux Etats-Unis et… passer mon temps à les serrer dans mes bras. Ce serait avec grand plaisir.


2 commentaires

Georgia Marsollier · 16 septembre 2019 à 22 h 20 min

Bouleversant ……….nous avons tous plus ou moins la même histoire……..

Bourges carole · 25 septembre 2019 à 15 h 07 min

Je suis émue après avoir vu votre histoire car elle ressemble tellement à la mienne…Je me suis même dit que nos mères se sont peut-être connues. Mon père GI noir américain John Hopking, ma mère petite bretonne arrivant à la base pour travailler dans les bars de celle-ci….Je suis née le 13/8/1966 à Châteauroux de père inconnu…Comme vous j’aimerais juste voir d’où je viens, je dis voir car les années ont passées et nous ne sommes pas éternels.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *